Le travail d’éducation en matière d’habitudes alimentaires est essentiel pour poser les bonnes bases devant l’assiette.
Les guerres à la maison avec des enfants mal nourris sont fréquentes. Mais ces tensions sont souvent dues à la perception erronée des parents quant à la façon dont leurs enfants devraient manger et à la quantité de nourriture qu’ils devraient consommer. Ils ont tendance à être submergés si votre enfant mange une petite quantité ou une variété d’aliments. Cependant, cette préoccupation est innée chez les parents de toutes les espèces, car ils veulent assurer la survie de leur progéniture. Définir un enfant qui ne mange pas comme ses parents le voudraient comme un mauvais mangeur peut avoir l’effet contraire à celui recherché et encourager l’enfant à adopter les comportements qui lui sont assignés pour attirer l’attention ou parce qu’il croit que, effectivement, il mange mal.

Les consultations pédiatriques sont remplies de parents débordés parce qu’ils pensent que leur enfant ne mange pas bien sont courantes. « Nous voyons souvent des enfants qui obtiennent les nutriments dont ils ont besoin pour leur développement grâce à leur alimentation, mais leurs parents pensent qu’ils mangent peu « , explique Maria Teresa Cenarro, pédiatre de soins primaires et membre du groupe de gastroentérologie de l’Association espagnole de pédiatrie de soins primaires. « Les parents stressés, parce que leur enfant mange lentement ou peu d’aliments variés, peuvent mener à des situations stressantes telles que « les cris, les pleurs, les disputes entre parents ou enfants qui développent une phobie alimentaire. « Pour éviter cela, la première étape consiste à déterminer, par une évaluation pédiatrique, s’il s’agit d’un enfant malnutri ou si ce sont les parents qui le pensent. C’est pourquoi il est important de savoir ce qui est normal « , dit le pédiatre Cenarro. Le travail éducatif des parents avec leurs enfants dès leur plus jeune âge en matière d’habitudes alimentaires est essentiel pour poser les bonnes bases devant l’assiette.

Voici quelques conseils que vous pouvez prendre en considération avec les enfants à la maison à l’heure des repas

1. Ne forcez pas l’enfant à manger pour éviter les tensions à table qui causent des phobies devant l’assiette.
2. Laissez l’enfant choisir sa nourriture. Il est courant qu’un enfant ne mange pas tout, mais il est recommandé que son alimentation comprenne tous les groupes alimentaires (produits laitiers, fruits, légumes, viande). Il est conseillé de s’habituer à toutes sortes d’aliments, d’abord avec ceux que l’on préfère, puis d’augmenter progressivement la composition de son alimentation.
3. Mangez en famille. L’enfant imite les comportements des personnes qui l’entourent. L’heure du repas peut devenir un événement social autour de la table au cours duquel non seulement vous partagez de la nourriture, mais aussi interagissez. C’est le moment pour les parents de donner l’exemple à leurs enfants en mangeant une variété d’aliments sains.
4. Laissez l’enfant manipuler les aliments. Les jeunes enfants apprennent par le toucher et l’odorat, et la nourriture ne fait pas exception. Il est donc conseillé de les laisser expérimenter leurs sens devant la nourriture (les toucher, les sentir).
5. Offrez peu de nourriture. Une assiette débordante de nourriture peut submerger un enfant. Il est préférable de rester affamé et d’en demander plus. L’astuce est d’utiliser une grande assiette avec une petite quantité de nourriture.
6. Mélangez dans l’assiette les aliments que vous aimez avec ceux que vous rejetez. De cette façon, l’enfant peut être plus facilement encouragé à expérimenter avec différentes saveurs et à élargir son alimentation.

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